Armageddon Rag, George R. R. Martin

Notice bibliographique

Armageddon Rag

George R. R. Martin, Armageddon Rag

Armageddon Rag / George R. R. Martin ; trad. de l’américain par Jean-Pierre Pugi ; ill. de Clément Chassagnard. – Paris : Denoël, 2012. – 525 p. : couv. ill. ; 23 cm. – ISBN 978-2-207-10988-5 (br.) : 22,50 EUR. ; titre original : The Armageddon Rag.

Résumé

“Woodstock a été l’aube, Altamont le crépuscule, West Mesa la nuit cauchemardesque”. Célèbre pour avoir été l’imprésario d’un des plus grands groupes de rock des années soixante, les Nazgûl, Jamie Lynch est retrouvé assassiné : on l’a ligoté à son bureau et on lui a arraché le coeur. Un meurtre qui en fait remonter un autre à la surface : celui du chanteur du groupe, abattu en plein concert, en 1971, à West Mesa. Deux meurtres non élucidés distants d’une dizaine d’années. Une énigme. Parce que son quatrième roman s’obstine à ne pas dépasser la 37e page, parce qu’il a suivi l’affaire Charles Manson en tant que journaliste, parce qu’il est fasciné par l’histoire et la musique des Nazgûl, l’écrivain Sander Blair décide de mener sa propre enquête et d’en tirer un livre, son De sang-froid. Mais Sander va rapidement se rendre compte que, malgré les apparences, le meurtre de Jamie Lynch n’est pas une nouvelle affaire Sharon Tate. C’est bien plus compliqué. Et bien pire. Thriller hanté par des visions d’apocalypse, fascinante plongée dans l’Amérique de l’après-guerre du Viêt-Nam sur laquelle plane le fantôme de l’âge d’or du rock, Armageddon Rag est une des réussites majeures de George RR Martin, l’auteur de la série best-seller Le Trône de fer.
(Source : Armageddon Rag, George R.R. Martin, 4ème de couverture)

Notes de lecture

George R. R. Martin

George Raymond Richard Martin (1948-….)

Parce qu’avant Le Trône de fer, et même au-delà du Trône de fer, pour moi, le nom de George R. R. Martin est attaché à ce fabuleux roman, Armageddon Rag (The Armageddon Rag en anglais). Fabuleux roman, ça n’engage que moi, car l’article Wikipedia, lui, dit qu’il s’agit d’un échec commercial. Et George R. R. Martin dit carrément que ce livre a failli détruire sa carrière d’écrivain ! Qu’importe.

Fabuleux roman, donc. Armageddon Rag est un livre de rencontres. Les idéaux des années 70 et les désillusions des années 80. L’amitié et la solitude. Les errements des engagements et de la trahison. Un road-movie à la Jack Kerouac où la fantasy de Tolkien est convoquée, mais aussi le sexe, la violence, l’Histoire.

Kerouac, Tolkien, Led Zep. En tout cas, c’est ainsi que je m’en souviens, c’est ainsi que je l’ai «proposé» à des amis. Evidemment, la vision de la société américaine, celle de la contre-culture, soixante huitarde et post-soixante huitarde est présente. Mais ma sensibilité politique étant ce qu’elle était lors de ma première lecture, j’avais à peine 20 ans (limitée parce qu’ignorant mais pas insensible), cet aspect ne m’est vraiment apparu qu’avec le début de ma deuxième lecture et quelques recherches complémentaires.

Armageddon Rag

George R. R. Martin, Armageddon Rag (coll. Fiction)

Reste donc à relire Armageddon Rag, dont je me souviens à l’instant que je voulais l’acheter en anglais… Un autre achat à prévoir. Je me souviens également que je voulais acheter une ancienne édition, dans la collection Fictions aux éditions La Découverte. Le livre à la couverture grise composée de cases dessinées, la maquette de cette collection, avec Patrick Henry Hobbins, le “Hobbit” sur scène, assassiné, une gerbe de sang lui sortant de la tête. Celui que j’ai lu…

Ah ! Et la musique…

Des citations, des extraits de chansons à chaque début de chapitre, des références à longueur de paragraphes. Et étonnamment, pas de rock, de hard rock, du bon gros métal, j’entends. Bon, il y a bien Jimi Hendrix, pas le premier grateux venu et peu de chance de s’endormir à l’écoute. Mais quand même ! Les Nazguls. Pour moi, ce groupe est plus proche de Led Zeppelin tendance Iron Maiden. Les joies de la modernité et mon goût accru pour la musique m’ont permis d’établir la playlist de ce roman sur Deezer. Les morceaux sont déjà listés dans la bibliographie des pages 521 à 525.

La playslist faite et écoutée, je suis surpris. Agréablement surpris. Cette fichue playlist, commencé à la bibliothèque il y a plus de 20 ans, à l’époque où internet n’existait pas, à coup de CD. Forcément lacunaire, cette playslist. Ecoute nostalgique d’une période que je ne connais pas.

A l’occasion, j’ajouterais une carte des Etats-Unis. Pour lister les déplacements et confirmer ma théorie du road-movie, aussi.

Bonne nouvelle, j’aime toujours ce roman, j’aurais dû avoir 40 ans dans les années 80, j’aurais connu la musique des années 70 et survécu – peut-être – à la folie des années 70.

Voir aussi :

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