Born to run, Christopher McDougall

Notice bibliographique

Born to run

Christopher McDougall, Born to run

Born To Run (Né pour courir) / Christopher McDougall ; traduit de l’américain par Jean-Philippe Lefief ; préface de Kilian Jornet. – Chamonix : Guérin, 2012. – couv. ill. ; cm. – p. 29 euros. ISBN 978-2-35221-062-7.
(Source : Born to run (né pour courir), Christopher McDougall, 4ème de couverture)

Résumé

“Pourquoi ai-je toujours mal aux pieds ? ”
Comme la majorité des coureurs, Chris McDougall est hanté par cette question. Et quand ce ne sont pas les pieds ce sont les genoux, les hanches, les chevilles…
La quête de la réponse va entraîner le narrateur dans les aventures les plus folles, au coeur du Mexique, à la recherche de l’homme qui courait comme les chevaux, surnommé le Caballo blanco ; à la rencontre des Tarahumaras, une tribu de super-athlètes qui ont fait de la course à pied leur mode de vie et une source de joie permanente. Ils volent à petites foulées sur des terrains suicidaires. Personne ne peut les battre sur de très grandes distances. Les bobos, les maux de toutes sortes ? Disparus.
Leur secret ? Ce récit passionnant le dévoile dans un texte qui tient à la fois d’Indiana Jones, de Tintin chez les coureurs de fond et d’une démonstration époustouflante sur de nouvelles techniques de course à pied.
Un formidable récit où tout est vrai. Le lecteur est embarqué au coeur d’une grande course dans les Copper Canyons, et dans un plaidoyer scientifique et convaincant sur une philosophie qui fait de plus en plus d’adeptes dans le monde : la course minimaliste.

Note de lecture

“Pourquoi courons-nous ?” Pour moi la réponse la plus évidente à cette question est : “pour être heureux”.

Kilian Jornet

Kilian Jornet i Burgada (1987-….)

Kilian Jornet, préface de Born to run, page 9… J’admire ce gars ! Sportivement, humainement. Ce qu’il réalise à chaque course officielle, mais aussi lors de ses entrainements, lors de ses sorties. Ce qu’il dit, les valeurs qu’il véhicule, sans forcément se poser en donneur de leçon. Avec un humour parfois décalé, lorsqu’il pose nu au sommet du Mont-Blanc, par exemple (source :  L’Equipe.fr), mais aussi pour ses fragilités, ses doutes, comme dans La Frontière invisible, publié chez Arthaud, en 2017. Mais là, j’ai envie de lui dire : “Nous courons pour être heureux ? Bah, pas moi !” Comprenons-nous bien, j’aime courir. Et plus je cours, plus je me sens bien, dans mon corps dans ma tête. Progresser, ressentir les allures, mon corps, des sensations d’aisance, de difficultés. “Courir plus vite pour pourvoir aller plus loin”, comme le dit encore Jornet. Mais courir, comme écrire d’ailleurs, demande un effort que je peine très souvent à fournir. Se mettre à, sortir pour… Et pourtant, une fois que je cours, tout comme une fois que je suis parti à écrire, je suis bien, détendu, serein, souffrant, parfois tout de même, mais bien. Parce que rien ne vient, en général, parasiter l’acte de courir, l’acte d’écrire.

Mais j’aime courir et j’aime lire. Si courir ne me rend pas heureux, lire me fait rêver. D’autant plus s’il s’agit d’un livre sur la course. Et ce récit de Chris McDougall remplit ce rôle. Alternant parcours personnel de sportif, récit d’aventure et anecdotes sur les grandes épreuves du circuit américain

Si ce récit est un agréable récit autobiographico-scientifico-sportif, il a eu un autre effet sur moi : Il m’a amené à réfléchir sur ma pratique de la course à pied. Parmi les quelques sports que j’ai pratiqué suffisamment longtemps pour y acquérir des techniques et de l’expérience, c’est la première fois que je prends le temps de me dire : “Est-ce que je peux changer quelque chose, à ma façon de faire ?” J’ai réfléchi à comment je courais. Ma question n’est pas venu de manière aussi fulgurante que la douleur de Chris McDougall : “pourquoi mon pied me fait-il mal ?” Non. Mais comme tout coureur, je traine des douleurs chroniques, au genou pour moi, de ces douleurs de coureurs qui apparaissent qui au bout de 5, qui au bout de 6, 7, 8 km… Dont on parle entre coureurs, avec des avis plus ou moins tranchés, sur les remèdes de grands-mères, le repos qu’il faudrait prendre. Souvent sur ce qu’il faut ou faudrait faire, et rarement sur “d’où ça vient”.

Et là, un concours de circonstance est est venu à mon aide : ce livre et une salle de sport. Ok, Chris, la course minimaliste, le barefoot, courir pied nus pour retrouver des sensations d’appuis, profiter d’une articulation supplémentaire, la cheville, ménager les genoux (pour moi), les hanches et le dos c’est bien ! Mais je fais ça où ? Cette apprentissage de la foulée naturelle sur l’avant-pied. Parce que marcher comme une danseuse, ce qui n’a rien de péjoratif, j’adore la danse classique et que c’est vraiment marcher comme une danseuse dont il s’agit : lancer la pointe du pied vers l’avant pour la poser, même en marchant. Et bien à la salle de sport sur tapis !

Born to run

Christopher McDougall, Born to run

Voir aussi :

Il y a plein de vidéos sur le net au sujet du Barefooting, Barefoot, ou encore course minimaliste. Et la première conclusion est qu’il faut absolument que je m’entraîne, sur tapis, à allure très modérée. Ce qui tombe plutôt bien puisque je dispose d’un accès à la salle de sport situé sous la salle des fêtes.

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