Histoire de l’alpinisme, R. Frison-Roche, S. Jouty

Notice bibliographique

Histoire de l'alpinisme

Roger Frison-Roche, Sylvain Jouty, Histoire de l’alpinisme (Ed. Arthaud)

Histoire de l’alpinisme / Roger Frison-Roche et Sylvain Jouty. – Nouv. éd. – Paris : Arthaud, 2017. – 371 p. ; 20 cm. – Bibliogr. p. 361-370. – ISBN 978-2-0813-9684-5 (br.) : 23 EUR.

Sujet(s) :

  • Alpinisme — Histoire

Indice(s) Dewey :

  • 796.522 09 (23e éd.)

Résumé

De ses origines millénaires à l’avènement des grandes ascensions sportives, l’histoire de l’alpinisme est, avant tout, celle d’une fascination. Depuis toujours les hommes ont été intrigués et effrayés par la montagne. A l’assaut des sommets, l’alpiniste cherche en lui l’ultime sursaut lui permettant de vaincre dans la difficulté, de surmonter le danger et de lutter contre les éléments et la nature. De la conquête du mont Blanc en 1786 à l’alpinisme moderne, cette nouvelle édition de l’Histoire de l’alpinisme magnifie ces exploits et ces actes héroïques. Rédigé par deux grands spécialistes et historiens de la montagne, Roger Frison-Roche, écrivain, explorateur, guide de haute-montagne, journaliste et réalisateur, et Sylvain Jouty, cet ouvrage s’impose comme un hymne à la montagne et un livre de référence pour les amoureux de l’alpinisme.
(Source : Histoire de l’alpinisme, R. Frison-Roche, S. Jouty, 4ème de couverture)

Notes de lecture

Histoire de l’alpinisme… Mais pourquoi une histoire de l’alpinisme ? Si, au détour de quelques pages, je reconnais quelques noms célèbres, je ne sais pas ce qui m’a attiré dans ce livre sur l’alpinisme en particulier, ce qui m’attire dans les livres sur la montagne en général. D’autant que, au-delà de la première partie qui relate longuement l’histoire de l’alpinisme dans les Alpes, cette histoire se résume, en une somme, en une liste d’ascensions par massif, Alpes, Andes, Himalaya. 180 pages pour le 1er massif, 150 pour tous les autres. Intéressant, tout de même, évidemment. A la lecture, j’ai une carte du monde en tête. Une carte qui s’illumine chronologiquement de petits points lumineux pour chaque sommet vaincu, comme une tache des réussites qui s’étendrait de plus en plus vite, de plus en plus loin.

Roger Frison-Roche

Roger Frison-Roche (1906-1999)

Bibliographiquement, si le mot existe, l’intérêt de cet ouvrage réside dans son appareil critique : 50 grands noms de l’alpinisme, pp. 335-359, bibliographie, des bibliographies, thématiques et plutôt complètes, malheureusement multilingues pour moi, pp. 361-370. D’autres livres sur la montagne qui m’attirent déjà ! Sur son site sobrement intitulé «Sylvain Jouty», l’auteur Sylvain Jouty précise que cet ouvrage, paru en 1996, est la mise à jour du tome II des Montagnes de la terre, paru en 1964 de Frison-Roche. Une seconde édition, re-mise à jour ayant paru en 2003, cette version de 2017 en est une “simple” réimpression. A noter cet article, plutôt critique, sur Les Montagnes de la Terre, Vol. 2. La montagne et l’homme, histoire de l’alpinisme, qui rejoint l’idée d’énumération que j’évoquais mais qui pousse plus loin la critique quand au contenu, au choix des “grands noms”. Ce qui explique aussi la taille du nom de Jouty sur la couverture : il n’a participé qu’à la mise à jour. Mais bon, j’en ai profité pour découvrir que je n’ai pas, c’est le bibliophile qui parle, la version richement illustrée et que je confondais Roger Frison-Roche (1906-1999) et Maurice Herzog (1919-2012). Tout n’est donc pas à jeter.

Maurice Herzog

Maurice Herzog (1919-2012)

Mais sinon, pourquoi une histoire de l’alpinisme ? J’y suis très peu allé, en montagne. Ma pratique en est extrêmement limitée, ma plus longue expérience étant la semaine de ski de l’hiver dernier, en février 2017, tendance neige fondue dans le Massif central. Quelques séances de skis de fond, il y a de nombreuses années, que je peux compter en plusieurs dizaines d’années maintenant, mais rien qui dans mon souvenir ne me fasse aimer la montagne, aimer les montagnards. J’y vois la quintessence de l’effort. Il n’y a, pour moi, pas de plus dur effort physique. Il est question d’effort “gratuit”, l’alpinisme n’est pas un travail. Il n’y a, pour moi, disais-je, pas de plus grand effort physique que celui lié à la montagne. L’ascension, les pentes à gravir, le froid, la résistance aux éléments, l’isolement, le danger, l’inconnu, l’exploit physique, humain, la personnalité, le modèle de l’être humain fort et courageux…

Histoire de l'alpinisme, éd. illustré

Roger Frison-Roche, Sylvain Jouty, Histoire de l’alpinisme, éd. illustré (Ed. Arthaud)

En même temps, à lire la 4ème de couverture, j’ai un autre début de réponse quant à ma fascination pour la montagne qui fait de moi, un homme, un être humain : «Depuis toujours les hommes ont été intrigués et fascinés par la montagne.»

Un autre que moi a dit : “Because it’s there.”

George Mallory

George Herbert Leigh Mallory (1886-1924)

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