Autour des livres

Je sais pourquoi j’aime la mer.

D’aussi loin que je me souvienne, mes vacances d’été ont toujours eu pour cadre la ville et les plages vendéennes des Sables d’Olonne [CARTE]. Jusqu’à mes 14 ans, je me souviens de ces 15 jours en été en famille. Les vacances à Franceville (CARTE), aussi, dans cette vieille maison bourgeoise à plusieurs étages cachée par un petit bois au fond du terrain, un été normand mémorable, avec la famille paternelle.

De là, de ça, se construit ma culture estivale. Du rythme, jeux dans le sable sur la terrain de camping, marché, poisson et fruits de mer, frites, le matin, le repas sous la tente, les parties de petits chevaux pour patienter, les sacro-saintes 2 heures de digestion. Puis la plage… Des glaces, des beignets achetés sur la plage, rares, mais tout de même. De la famille. Les vagues, gigantesques dans mon souvenir, avec mon père qui ne sait même pas nager. Oui, de tout ça.

Mais si je sais pourquoi j’aime la mer, je ne sais pas pourquoi j’aime la montagne, ni les livres.

J’ai assez peu de souvenirs marquants de livres ou de lectures à l’école. Au collège, une humiliation littéraire avec la Peste de Camus (IMAGE et LIEN). Le travail portait sur la notion de champs lexical. Dans l’ouvrage en question, il fallait repérer que le champ lexical de la guerre était utilisé pour faire état du développement de la maladie, Je ne sais plus de quel chapitre il s’agit mais en lieu et place de la guerre, j’ai pensé … à la maladie. Il ne s’est pas agit d’une humlilation publique devant les autres élèves, mais j’ai trouvé ça humiliant, je me suis trouvé con, bête de ne pas avoir vu cette évidente analogie.

Du lycée, je retiens 2 mensonges littéraires. Malgré 2 prescriptions scolaires, je n’ai jamais lu Le Rouge et le Noir de Stendhal. 2 fiches de lecture, traficotés, je ne sais plus comment. Lamentablement, j’imagine.

Il y a bien l’Odyssée en 5e au club Grec, si, si, je vous jure pour préparer, initier le cours de grec en 4ème. Livre lu et légèrement mis en scène (effet sonore et musique de fond) sur un bon vieux lecteur de cassette. Ah si ! Au collège, j’allais aussi au club Lecture !

Plus gratifiant, A dry white season d’André Brink et cette citation qui figurait dans l’extrait de mon manuel d’anglais, Open Access : “What can i do but what i have done ?” Je me souviens de mon prof d’Anglais, M. Grupallo, me demandant de lui prêter le livre pour voir la traduction du “but”, j’étais fier de l’avoir lu, de lire quelque chose de “politique”. “Que puis-je faire d’autre que ce que j’ai déjà fais ?”

En fait de lecture, c’est plus d’objet “livre” dont j’ai le goût. Avec quelques travers, toujours scolaires, mais définitivement terminés. Mon exemplaire de l’autobiographie de Gandhi vient du CDI. Je ne les ai plus, rendus, mais j’ai eu aussi quelques volumes des oeuvres de Platon…

Et puisqu’il s’agit d’objet, on peut remonter beaucoup plus loin. L’origine, ce sont mes bons carnets de notes et les albums de Tintin qui allaient avec. Dès Darnétal et le CP ? Tintin et le lac aux requins La question est à poser à ma mère. En tout cas, il s’agit de ma première collection. La seule passion que j’ai jamais eu ? Je me revois triant et rangeant les documentaires “La Vie privée des Hommes” au CDI du collège, L’en cyclpopédie “Tout l’univers” que les parents avaient acheté, les livres gris offerts par ma marraine et les cadeaux de Noël des mon grand-père, des biographies des rois de France

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